Au Bois des Eldars - Le forum
AVERTISSEMENTS

Bonjour,

Nos conseils ne vont à l'encontre d'aucune croyance ni pratique.

Ils ne remplacent en aucune façon les conseils de votre médecin, ni aucun traitement médical...

Merci

Au Bois des Eldars - Le forum

Parapsychologie, Esotérisme, Nature, Psychologie, Sciences, Minéraux...
 
PortailAccueilConnexionS'enregistrer
Rechercher
 
 

Résultats par :
 

 


Rechercher Recherche avancée

Partagez | 
 

 DISCOURS DU CHEF SEATTLE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Crakte Iyo Ctana



Nombre de messages : 832
Age : 36
Localisation : Là où le vent me pousse.............
Date d'inscription : 02/05/2010

MessageSujet: DISCOURS DU CHEF SEATTLE   Lun 22 Aoû - 7:48

Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?
L'idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte sont sacrés dans le souvenir et l'expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos moeurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L'air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l'arbre, l'homme. Ils partagent tous le même souffle.

L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre.

J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes?. Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.


Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme; l'homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Même l'homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour, c'est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour l'homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c'est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l'homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d'hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Ou est l'aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance.
Chef Seattle, 1854




Source : http://www.abacq.net/seattle/



_________________
https://www.facebook.com/pages/Support-Chief-Raoni/206875702683503

https://www.facebook.com/raoni.com.fr

PETITION A SIGNER CONTRE BELO MONTE QUI CAUSERA LA MORT DES ABORIGENES D AMAZONIE ET TOUT CE QU ILS DEFENDENT ! MERCI !


http://amazonwatch.org/take-action/stop-the-belo-monte-monster-dam

Site Officiel : http://www.foretvierge.fr/

Revenir en haut Aller en bas
Crakte Iyo Ctana



Nombre de messages : 832
Age : 36
Localisation : Là où le vent me pousse.............
Date d'inscription : 02/05/2010

MessageSujet: Re: DISCOURS DU CHEF SEATTLE   Ven 20 Juil - 10:54

How can you buy or sell the sky, the warmth of the earth?
The idea is strange to us. If we do not own the freshness of the air and the sparkle of the water, how is it that you can buy them?

Every part of this earth is sacred to my people.

Every shining pine needle, every sandy shore, every mist in the dark woods, every clearing and humming insect is holy in the memory and experience of my people.

The sap which courses through the trees carries the memories of the red man.

The white man's dead forget the country of their birth when they go to walk among the stars. Our dead never forget this beautiful earth, for she is the mother of the red man. We are part of the earth, and it is part of us. The perfumed flowers are our sisters, the deer, the horse, the great eagle, these are our brothers. The rocky crests, the juices in the meadows, the heat of the pony, and man, all belong to the same family.

So when the Great Chief in Washington sends word that he wants to buy our land, he asks much of us. The Great Chief sends word he will reserve us a place so that we can live comfortably to ourselves. It will be our father and we his children. We therefore consider your offer to buy our land. But it will not be easy. For this land is sacred to us.

This shining water that moves in streams and rivers is not just water but the blood of our ancestors. If we sell you land, you must remember that it is sacred and that each ghostly reflection in the clear water of the lakes tells of events and memories in the life of my people. The sound of water is the voice of my father's father.

The rivers are our brothers, they quench our thirst. The rivers carry our canoes and feed our children. If we sell you our land, you must now remind you, and teach your children that the rivers are our brothers and yours, and you must henceforth give the rivers the kindness you would give any brother. We know that the white man does not understand our ways. A parcel of land is the same for him as the next, because it is a stranger who comes in the night and takes from the land whatever he needs. The earth is not his brother but his enemy, and when he has conquered, he goes further. He abandoned the tomb of his ancestors, and it does not bother him. It removes the land to his children and it does not bother him. The tomb of his ancestors and the heritage of his children are forgotten. He treats his mother, the earth, and his brother, the sky, as things to be bought, plundered, sold like sheep or bright beads. His appetite will devour the earth and leave behind only a desert.

There is no quiet place in the cities of the white man. No place to hear the unfurling of leaves in spring or the rustle of an insect's wings. But perhaps it is because I am a savage and do not understand. The clatter only seems to insult the ears. And what is there to life if a man can not hear the lonely cry of the whippoorwill or the arguments of the frogs around a pond at night? I am a red man and do not understand. The Indian prefers the soft sound of the wind darting over the face of a pond, and the smell of the wind itself, cleansed by a midday rain, or scented with the pinion pine.

The air is precious to the red man, for all things share the same breath.

The beast, the tree man. They all share the same breath.

The white man does not seem to notice the air he breathes. As a man who is dying for many days, he is numb to the stench. But if we sell you our land, you must remember that the air is precious to us, that the air shares its spirit with all life it supports. The wind that gave our grandfather his first breath also receives his last sigh. And if we sell you our land, you must keep it apart and hold sacred, as a place where even the white man can go to taste the wind that is sweetened by the meadow's flowers. We will consider your offer to buy our land. But if we decide to accept, I will make one condition: the white man must treat the beasts of this land as his brothers.

I am a savage and I do not know any other way to live.

I've seen a thousand rotting buffaloes on the prairie, left by the white man who shot them from a passing train. I am a savage and do not understand how the smoking iron horse can be more important than the buffalo that we kill only to survive.

What is man without the beasts?. If all the beasts were gone, man would die from great loneliness of spirit. For whatever happens to the beasts, soon happens to man. All things are connected.

You must teach your children that the ground beneath their feet is the ashes of our ancestors. To respect the land, tell your children that is rich with the lives of our race. Teach your children what we have taught our children that the earth is our mother. Whatever befalls the earth befalls the son of the earth. If men spit upon the ground, they spit upon themselves.


This much we know: the earth does not belong to man, man belongs to the earth. This we know. All things are connected like the blood which unites one family. All things are connected.

Whatever befalls the earth befalls the son of the earth.
This is not the man who wove the web of life: it is merely a strand. Everything he does to the web, he does to himself.

Even the white man, whose God walks and talks with him as friend to friend, can not be exempt from the common destiny. After all, we may be brothers. We shall see. One thing we know, and that the white man may discover one day is that our god is the same god. May think now that you own Him as you wish to own our land, but you can not. He is the god of man, and his compassion is equal for red man and white. This earth is precious to Him and to harm the earth is to heap contempt on its creator. The whites too shall pass, perhaps sooner than all other tribes. Contaminate your bed, and you will one night suffocate in your own waste.

But in your perishing you will shine brightly, fired by the strength of the God who brought you to this land and for some special purpose gave you dominion over this earth and the red man. That destiny is a mystery to us because we do not understand when the buffalo are all slaughtered, the wild horses are tamed, the secret corners of the forest heavy with the scent of many men, and the view of the ripe hills tarnished by son of speaking.

Where is the thicket? Disappeared. Or is the eagle? Disappeared.

The end of life, the beginning of survival.
Chief Seattle, 1854




Source: http://www.abacq.net/seattle/

_________________
https://www.facebook.com/pages/Support-Chief-Raoni/206875702683503

https://www.facebook.com/raoni.com.fr

PETITION A SIGNER CONTRE BELO MONTE QUI CAUSERA LA MORT DES ABORIGENES D AMAZONIE ET TOUT CE QU ILS DEFENDENT ! MERCI !


http://amazonwatch.org/take-action/stop-the-belo-monte-monster-dam

Site Officiel : http://www.foretvierge.fr/

Revenir en haut Aller en bas
 
DISCOURS DU CHEF SEATTLE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Discours du chef Seattle à Washinton: Prophétie d'un "sauvage"?
» discours rentrée personnels ATOS
» Pot de départ chef d'établissement
» la pire crasse/connerie de votre chef
» le discours indirect

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au Bois des Eldars - Le forum :: Merveilleuses Mythologies :: Mythologies de l'Amérique :: Le monde de l'Amérique du Nord :: Le Chamanisme :: Chamanisme amérindien :: Discours du Chef Seattle...-
Sauter vers: